LES CONSTELLATIONS

 

Par une belle nuit à la campagne, il est surprenant de constater combien le ciel est couvert d'étoiles : il y en a des milliers ! On peut cependant réussir à les identifier grâce à l'apprentissage des constellations, ces lignes imaginaires qui dessinent des figures géométriques dans le ciel. En ville, les choses sont plus simples : la pollution lumineuse des lampadaires et des enseignes commerciales efface les étoiles les plus faibles et seules restent visibles à l'oeil nu les principales étoiles, celles qui délimitent justement les constellations.

Les constellations ont des noms qui proviennent généralement de la mythologie grecque. 88 constellations sont ainsi répertoriées entre l'hémisphère Nord et l'hémisphère Sud de la Terre. Saison après saison, le club d'astronomie de Toussaint va vous guider à travers les principales constellations de l'hémisphère Nord

 


LES CONSTELLATIONS DE L'ETE

 

Ah, les beaux jours ! Promesses de douces soirées et de longues ... longues, justement ... très longues journées ensoleillées. Si longues qu'il faut attendre une heure très avancée pour que la nuit se fasse. Si celà gênera les chasseurs de pâles galaxies, par contre, les étoiles resteront toujours suffisamment lumineuses pour que vous puissiez reconnaître les constellations qu'elles composent. A commencer par les étoiles de notre propre galaxie, la Voie Lactée.

Cette fois, après les constellations de l'automne, de l'hiver et du printemps, nous allons essayer de vous aider à aller un plus loin dans votre découverte du ciel : alors que nous nous étions limités jusqu'à présent aux objets célestes visibles à l'oeil nu, puis aux jumelles, nous décrirons également cet été plusieurs objets accessibles à des petits télescopes. Car le ciel de l'été est d'une telle richesse qu'on pourrait y passer toute la nuit. C'est d'ailleurs ce que nous vous proposons, si vous avez la pêche ce soir : une nuit blanche !

Pour commencer votre balade de l'été dans l'hémisphère boréal, repérez tout d'abord le groupe de 3 étoiles appelé le triangle d'été. Il est formé par les étoiles Véga, Deneb et Altaïr.

Le 15 juillet, vers 23 h 30, ce sont les premières étoiles que vous verrez s'allumer dans le ciel, car ce sont les plus brillantes. On les voit très facilement en direction de l'Est : la plus éclatante, Véga, est la principale étoile de la constellation de la Lyre, Deneb est la principale étoile du Cygne et Altaïr celle de l'Aigle.

Le ciel de Fécamp, le 15 juillet à 23 H 30 (heure d'été)

La plus lumineuse des 3 étoiles du triangle de l'été, Véga, est une étoile bleue située à 25 années-lumière de la Terre. Altaïr est à peu près située à la même distance, environ 17 années-lumière. Quant à Deneb, son éclat pourrait laisser croire qu'elle se situe, à peu de choses près, également à la même distance. Il n'en est rien : Deneb se balade, elle, à 3 000 années-lumière de nous ! Eh oui, le ciel au-dessus de votre tête est à 3 dimensions. Et l'éclat apparent d'une étoile ne reflète donc pas toujours sa distance ni sa luminosité réelles ...


La Lyre

La Lyre est une toute petite constellation. Elle a une forme tarabiscotée, composée d'un parallélépipède accroché à un triangle. Elle est bien reconnaissable grâce à sa brillante étoile bleutée Véga : c'est la plus brillante de toutes les étoiles du ciel d'été et, de ce fait, c'est la première étoile que apercevrez lorsque la nuit commencera à tomber.

La lyre est le premier instrument à cordes connu dans l'Antiquité. La mythologie explique que ce fut le dieu Mercure qui fabriqua cet instrument avant de le donner à un autre dieu, Apollon, lequel en fit cadeau à l'un de ses fils, Orphée. Celui-ci devint si habile que tous les oiseaux se taisaient et que toutes les bêtes féroces venaient se coucher à ses pieds pour l'écouter jouer de la lyre. Lorsque sa femme Eurydice mourut, mordue par un serpent, Orphée descendit aux enfers pour essayer de la délivrer. Grâce à sa lyre, Orphée réussit à charmer Cerbère, le chien à 3 têtes qui gardait la porte de l'enfer, ainsi que son maître, le terrible dieu Pluton. Ce dernier accepta de lui rendre Eurydice, à condition qu'à aucun moment il ne tourne ses yeux vers elle tant qu'ils ne seraient pas tous deux remontés et sortis des enfers. Malheureusement, à un moment, Eurydice trébucha sur une pierre et Orphée se retourna pour la secourir : leurs regards se croisèrent alors et un gigantesque rocher s'abattit entre eux, les séparant à jamais. Inconsolable, Orphée erra alors toute sa vie dans les bois pour jouer des chansons tristes sur sa lyre. Toutes les jeunes filles étaient amoureuses de ce beau joueur de lyre, qui devint ainsi la première pop-star de l'Antiquité, jusqu'au jour où il tomba sur une bande de fans particulièrement excitées : vexées de voir qu'Orphée restait insensible à leurs efforts de séduction, elles le tuèrent et jetèrent sa lyre dans la rivière. Pris de pitié, Jupiter, le dieu des dieux, envoya un vautour plonger dans la rivière pour récupérer la lyre, dont il fit une constellation dans le ciel. Quant au vautour, il eût aussi sa place dans le ciel : Véga signifie "l'oiseau qui tombe"

Deux curiosités faciles d'accès sont cachées dans la constellation de la Lyre : la double-double étoile et la nébuleuse annulaire

Commençons tout d'abord par tourner nos yeux vers l'étoile Epsilon de la Lyre. A l'oeil nu, rien de bien folichon dans cette petite étoile de magnitude 5. Maintenant, pointez vos jumelles sur cette étoile banale : vous la dédoublerez alors en une étoile double, appelée Epsilon 1 et Epsilon 2 !

Encore plus fort : prenez maintenant une lunette de 75 mm de diamètre, choisissez un oculaire donnant un grossissement d'au moins 120 fois, et vous découvrirez que chacune des 2 composantes de cette étoile double est elle aussi double ! C'est la raison pour laquelle l'astronome William Herschel décida d'appeler en 1779 ce quadruple système solaire "la double double étoile de la Lyre"

Epsilon de la Lyre vue au travers de jumelles puis au télescope - Montage Ph Ledoux - ASCT astronomie

Deuxième curiosité de la Lyre : une belle nébuleuse planétaire en forme d'anneau, située entre 1400 et 2000 années-lumière de la Terre selon les estimations, et appelée par les astronomes Messier 57. Cette nébuleuse est facile à repérer avec un télescope de 114 mm de diamètre, juste entre les étoiles Bêta et Gamma de la Lyre (cf le schéma de la constellation placé plus haut) : il s'agit d'une grosse bulle d'hydrogène et d'hélium, éjectés à la vitesse de 20 km/s voici 20 000 ans par une étoile. M57 préfigure ce que sera la fin de notre Soleil : après avoir gonflé démesurément au point de devenir une étoile géante rouge, il expulsera dans l'espace son enveloppe gazeuse. Au centre de cette nébuleuse planétaire, il ne restera plus que le cadavre de notre Soleil, une étoile naine blanche qui se refroidira au fil des millénaires. Pour voir l'anneau de gaz, un petit télescope avec un grossissement de 50 fois, suffira à votre bonheur.

La Nébuleuse annulaire de la Lyre - Photo Ch Ferruel - ASCT astronomie

Par contre, pour voir l'étoile naine blanche qui gît au milieu de M57, il faut cependant un gros télescope, d'au moins 400 mm de diamètre. L'idéal, c'est d'avoir sous la main le télescope spatial Hubble. Un petit exemple si vous parvenez à cliquer sur le pixel ci-dessous (une photo pareille, faut la mériter ...)

.


Hercule

En juillet, on trouve la constellation d'Hercule très haut dans le ciel, juste à l'Ouest de l'étoile Vega de la Lyre.

On distingue en premier le quadrilatère qui forme le centre de la constellation d'Hercule. Puis, lorsque la nuit commence à être bien noire, on voit les "pattes" qui partent de chacun des 4 angles de ce quadrilatère.

L'une des ces pattes se termine par l'étoile principale d'Hercule, qui a pour nom Ras Algethi. C'est une étoile géante rouge dont le diamètre égale 800 fois celui du Soleil. Il s'agit en fait d'une étoile double dont l'autre composante est également une géante. Ce couple d'étoiles est très esthétique au télescope, avec une composante orangée et une composante émeraude. Autre intérêt de Ras Algethi, il s'agit d'une étoile variable dont la luminosité varie en 90 jours environ de la magnitude 4 à la magnitude 3

La constellation d'Hercule fait référence au héros légendaire de la mythologie : mi-homme, mi-dieu, Hercule était l'un des nombreux fils illégitimes de Jupiter. D'où la haine tenace que lui voua toute sa vie Junon, la femme de Jupiter, qui s'ingénia à pourrir la vie du malheureux Hercule, notamment en lui infligeant 12 épreuves toutes plus abracadabrantes les unes que les autres, les fameux 12 travaux où Hercule fut obligé de se farcir toute une floppée de monstres particulièrement épouvantables, travaux dont il parvint à s'acquitter au mieux grâce à sa force colossale. Dans le ciel, la constellation représente en fait Hercule la tête en bas

La constellation d'Hercule est célèbre pour contenir le plus beau de tous les amas globulaires d'étoiles du ciel boréal : Messier 13. Situé à près de 25000 années-lumière de la Terre, cet amas a été découvert en 1715 par Edmund Halley, avant que Charles Messier ne l'intègre à son fameux catalogue en 1764. M13 se trouve juste à la limite de visibilité de l'oeil et contient un nombre incroyable d'étoiles, environ 1 million, toutes très âgées puisque cet amas aurait environ 10 milliards d'années. Déjà, si vous braquez vos jumelles sur le côté droit du quadrilatère central de la constellation d'Hercule, vous distinguerez sans peine le petit disque flou et brillant que dessine M13 dans le ciel. Mais c'est au télescope que M13 prend toute sa dimension : n'hésitez pas à forcer le grossissement et vous verrez alors le spectacle féérique de ces centaines de milliers d'étoiles agglutinées les unes aux autres.

Hercule compte également un autre amas globulaire, M92, plus petit et plus concentré que M13. Dans une lunette de 60 mm ou un télescope de 114 mm, on distingue le petit disque brillant de cet amas globulaire. Mais il faut un télescope de 200 mm de diamètre pour parvenir à distinguer les étoiles de cet amas dont le repérage est un peu plus ardu que celui de M13

Photo Ph Ledoux - ASCT astronomie

Les amas globulaires sont des structures généralement très anciennes, contemporaines de la naissance de notre galaxie, et qui tournent en orbite autour du bulbe central de celle-ci. En quelque sorte, les amas globulaires d'étoiles sont des satellites de notre Voie Lactée. Il en va de même pour les autres galaxies de l'univers qui possèdent, elle aussi, leurs amas globulaires d'étoiles

Montage Ph Ledoux - ASCT astronomie

Le télescope spatial Hubble nous a donné une photo qui permet de mieux imaginer l'aspect qu'aurait le ciel nocturne si notre Soleil était logé dans l'amas globulaire M13 :


La Couronne Boréale

Entre Hercule et le Bouvier (nous avions déjà rendu visite à cette belle constellation au printemps dernier) se trouve la constellation de la Couronne Boréale. Celle-ci est petite, mais de forme bien délimitée. En effet, 7 étoiles se rassemblent ici pour former une sorte d'arc de cercle qui dessine dans le ciel un diadème.

Gemma (aussi appelée La Perle ou Alphecca) est l'étoile la plus brillante de ce groupe d'étoiles et l'étude de son spectre a démontré qu'une étoile compagne tourne autour d'elle en une période de 14 jours, mais vous pouvez toujours courir pour la voir avec un télescope d'amateur ! Les deux étoiles sont bien trop proches l'une de l'autre ! L'intérêt principal de la Couronne Boréale réside dans la présence en son sein d'une étoile variable irrégulière, R Coronae Borealis : visible la plupart du temps à l'oeil nu puisque de magnitude 5.6, cette étoile bizarre voit parfois sa luminosité plonger à la magnitude 14.8, ce qui la rend totalement invisible

 


Le Cygne

Mais revenons à l'intérieur du triangle d'été avec les étoiles de la constellation du Cygne, qui dessinent la forme d'une grande croix, dont Deneb constitue l'extrêmité Est. Deneb est la principale étoile de la constellation du Cygne, et elle fait partie du triangle de l'été. Deneb est une étoile géante, grande comme 140 fois notre Soleil, et située à 3000 années-lumière de ce dernier. A l'autre bout de la croix, l'étoile Albireo, située à l'aplomb de Véga qui vous facilitera son repérage. Et au centre de la croix, l'étoile Sadr.

L'étoile Albiréo, placée à l'extrêmité Ouest du Cygne, mérite que vous y jetiez un coup d'oeil avec votre télescope : Albireo est sans doute la plus belle de toutes les étoiles doubles que vous pourrez voir avec votre instrument. Le contraste de couleurs entre ses deux étoiles est un enchantement : jaune doré pour l'une des étoiles et bleuté pour la seconde. Déjà, dans une petite lunette de 60 mm de diamètre, grossissant 30 fois, la différence de couleur entre les 2 composantes d'Albiréo commence à être perçue. Albiréo est située à 410 années-lumière de la Terre

Une autre étoile double existe dans la constellation, mais elle est un peu plus difficile à pointer avec un télescope : il s'agit de 61 Cygni. Cette superbe étoile double est l'une des plus proches de la Terre, à seulement 11 années-lumière. Elle est composée de 2 étoiles orangées jumelles, du même type que notre Soleil. Une petite lunette de 60 mm suffit déjà pour voir ces 2 étoiles, toute la difficulté étant de réussir à les repérer dans le fouillis d'étoiles que compte le ciel à cet endroit, placé en plein dans la Voie Lactée

Le Cygne, ses ailes déployées, s'envole éternellement vers le Sud, le long de la Voie Lactée. Dans la mythologie, le Cygne est associé à plusieurs légendes. Celle qui veut que Jupiter soit venue draguer la belle nymphe Léda en se métamorphosant en Cygne (la petite meuf avait en effet des moeurs plutôt bizarroïdes).

D'autres légendes présentent aussi Cygnus comme un héros de la guerre de Troie qu'Achille zigouilla rapidement mais au moment où Achille essaya d'ouvrir l'armure, le père du jeune vaincu, le dieu Poseidon, trnasforma son fils en un cygne qui s'envola au nez et à la barbe d'Achille.

Enfin, une troisième version mythologique veut que Cygnus ait été l'ami et le confident de Phaéton, fils d'Apollon. Un jour que celui-ci avait le dos tourné, Phaéton s'empara du char du Soleil et le conduisit si mal que la surface de la Terre en fut brûlée. Jupiter, dans un colère noire, foudroya le jeune Phaéton qui tomba du haut du ciel dans la rivière Eridan. Désespéré, Cygnus plongea mille et mille fois dans la rivière pour essayer de retrouver le cadavre de son ami, en vain. Emu, Jupiter changea alors Cygnus en un cygne et lui fit une place dans le ciel.

A vous de choisir votre préférée parmi ces 3 légendes ...

Alors que le printemps est la saison idéale pour observer les galaxies extérieures à la notre, l'été est au contraire la meilleure saison pour plonger au coeur de notre propre galaxie, la Voie Lactée.

La Voie Lactée, c'est cette pâle bande argentée qui traverse tout le ciel de l'été et tout particulièrement la constellation du Cygne. Galilée eût, le premier, l'idée de braquer une lunette astronomique sur cette région et il découvrit alors que la Voie Lactée est en fait constituée d'une myriade d'étoiles. Et plus vous utiliserez un télescope puissant et plus vous verrez d'étoiles ... Notre galaxie est riche de plus de 100 milliards d'étoiles !

Et si vous avez la chance de disposer d'un ciel peu pollué par la lumière des villes, vous vous apercevrez vite que la Voie Lactée se divise en deux bras au niveau de Deneb : ceci est dû à la présence d'un grand nuage de poussières sombres interstellaires qui nous masque à cet endroit les étoiles de notre galaxie. Un seconde nuage de poussières sombres est perceptible juste à gauche de Deneb : les astronomes l'appellent Le Gentil 3, du nom de l'astronome qui le découvrit en 1749. Mais là aussi, un ciel bien transparent et dénué de pollution est préférable si vous voulez distinguer ce nuage sombre

En gris, la Voie Lactée

Une paire de jumelles vous permettra également de distinguer 2 amas d'étoiles dans la constellation du Cygne : M29 et M39.

Le premier amas est facile à repérer, à proximité de Sadr, l'étoile du milieu de la croix que dessine le Cygne. Cet amas d'étoiles forme une sphère d'environ 15 années-lumière de diamètre située à 7200 années-lumière de la Terre. Il est très jeune, âgé d'environ 10 millions d'années et sa forme générale rappelle en miniature un autre amas célèbre, dont nous vous avons déjà parlé avec les constellations de l'hiver : les Pléiades.

M39 est un peu plus difficile à localiser, à l'Est de Deneb. Il est si étendu que toutes ses étoiles débordent du champ d'un télescope : les jumelles sont donc préférables pour admirer cet amas d'une trentaine d'étoiles, situé à 800 années-lumière de nous.

Photos Pedro Ré, tirée du CD-Rom astrothèque 2000

Enfin, on trouve au Nord-Est du Cygne, une somptueuse nébuleuse appelée «North America» (NGC 7000 dans le New General Catalog). Cet objet céleste fut ainsi nommé à cause de sa forme ressemblant à celle de l'Amérique du Nord. Mais son observation à l'oeil nu ou aux jumelles reste difficile en raison de sa grande taille (3 fois le diamètre apparent d'une Pleine Lune) et de sa faible luminosité, à moins de disposer d'un ciel dénué de pollution ou à moins que vous n'ayez équipé votre télescope d'un filtre anti-pollution UHC.

Par contre, une pose photo de plusieurs minutes vous la montrera plus facilement. Déjà, 5 mn de pose sous le ciel normand permettent de commencer à distinguer la tache rouge qu'elle forme en dessous et à gauche de Deneb :

photo (merdique) de Ph Ledoux - ASCT

Mais attention au choix de la pellicule : il faut choisir un film assez sensible, d'au minimum 400 ISO (800 ISO est mieux indiqué). D'autre part, certains films sont à proscrire car insensibles aux longueurs d'ondes rouges dans lesquelles rayonne justement les nébuleuses comme"North America" : c'est le cas des nouvelles pellicules Fujicolor Superia 800 ISO. Un mauvais choix de pellicule aura des conséquences catastrophiques sur votre photo comme le montrent les clichés ci-dessous :

NGC 7000 : 20 minutes de pose avec un objectif photo de 200 mm de focale

à gauche : avec un film inadapté, à droite avec un bon film

Et bien évidemment, il vous faudra fixer solidement l'appareil photo sur votre télescope et compenser soigneusement avec ce dernier la rotation de la Terre au fil des longues minutes de votre pose photo. Avec un bon suivi, sous un ciel très pur, et avec un choix judicieux de film, les meilleurs astrophotographes parviennent souvent aussi à saisir sur le même cliché non seulement "North America" mais aussi la nébuleuse du Pélican, située juste à droite de "North America" : le cliché ci-dessous, tiré du magnifique site Internet de J-P Bousquet montre parfaitement la tête, le grand bec et l'oeil rond du zozio

Les nébuleuses NGC7000 et du Pélican - Photo JP Bousquet

Dans la série, remettez-nous çà, nous vous invitons à cliquer sur le lien ci-dessous afin d'aller jeter un coup d'oeil sur une somptueuse photo assoçiant la lointaine nébuleuse North America et la comète Hale-Bopp qui croisait dans les parages ... La proche banlieue de notre système solaire et les immenses espaces de notre galaxie sur le même cliché ...

Une autre magnifique nébuleuse se trouve dans cette constellation : les Dentelles du Cygne. Mais cette nébuleuse est encore plus ténue que NGC 7000 et son observation en est difficile. Pour réussir à voir cette délicate torsade de gaz, résidu de l'explosion d'une étoile en Supernova, gros télescope, ciel transparent et filtre anti-pollution sont de rigueur.

Photos Ph Durville (à gauche) et JP Bousquet (à droite) - montage Ph ledoux -ASCT astronomie

Quant vous aurez un ciel bien pur, le filtre adéquat, un bon appareil photo, une bonne expérience, vous pourrez essayer de nous faire çà :

Les Dentelles du Cygne - Photo O Hérent - Société Astronomique du Havre


Le Lézard

A l'Est du triangle d'été, entre les constellations du Cygne, de Céphée et de Cassiopée se trouve le Lézard. Cette constellation ne fut en vérité portée sur les cartes célestes en 1690 par l'astronome Hévélius qu'afin de remplir une zone dépourvue d'étoiles brillantes. Le Lézard contient peu d'étoiles et il a une forme de ligne brisée mal définie. Bref, le Lézard est la constellation idéale pour celui ou celle qui veut frimer en étalant l'immensité de ses connaissances astronomiques ... Cependant, au cours du XXème siècle, plusieurs novae y ont été observées, notamment en 1910 et 1950. Alors, qui sait, peut-être qu'avec un peu de pot, le Lézard redeviendra bientôt une constellation passionnante ...


L'Aigle

L'Aigle est une petite constellation située en plein dans la Voie Lactée, en-dessous du Cygne et à l'Ouest de celui-ci, le soir. La principale étoile se nomme Altaïr, et elle forme l'un des sommets du triangle de l'été, avec ses copines Deneb et Véga. La constellation de l'Aigle ne montre en fait que 3 étoiles de moyenne brillance, alignées en un trait oblique, Altaïr étant l'étoile placée au centre de ce trio.

Les autres étoiles de l'Aigle sont beaucoup moins lumineuses et sont, de ce fait, plus difficiles à repérer, en particulier lorsque la nuit n'est pas encore très noire

La principale curiosité de l'Aigle est une nébuleuse obscure, constituée d'un grand nuage de poussières situé entre l'observateur terrestre et les étoiles de la Voie Lactée auxquelles il fait écran. Cette nébuleuse est recensée dans le catalogue Barnard sous les numéros B 142 - 143. On peut l'apercevoir avec des jumelles si le ciel est bien sombre et sans pollution lumineuse, juste à droite de la ligne qui unit Altaïr à Tarazed

Photo Pedro Ré, tirée du CD-Rom astrothèque 2000


La Flèche

Si vous portez vos yeux au-dessus de la constellation de l'Aigle, à l'intérieur du triangle d'été, vous verrez juste entre l'étoile Altaïr de l'Aigle et l'étoile Albiréo du Cygne, la petite constellation fort ancienne de la Flèche. Selon la légende, la Flèche rappelle la lutte d'Hercule contre le vautour. L'étoile principale a pour nom Sham et c'est une étoile supergéante.

La seule curiosité que contienne la Flèche est un amas d'étoiles, M71, qui a longtemps défrayé la chronique, les astronomes s'entre-déchirant à belles dents pour savoir s'il s'agissait plutôt d'un amas ouvert extrêmement dense, ou plutôt d'un amas globulaire singulièrement pauvre en étoiles. Aux dernières nouvelles, c'est cette seconde thèse qui l'a emporté. Déjà, dans une petite lunette de 60 mm de diamètre, vous distinguerez la petite tache floue que cet amas dessine dans le ciel. Et vous commencerez à apercevoir les étoiles qui le compose avec un télescope de 114 mm de diamètre

Photo Pedro Ré, tirée du CD-Rom astrothèque 2000

Et juste au-dessus de la Flêche, vous devriez apercevoir à l'oeil nu une petite tache floue. Pointez vos jumelles sur les étoiles Alpha et Bêta de la Flêche et vous aurez alors la surprise de découvrir dans le même champ que cette tache floue est un amas d'étoiles particulièrement rigolo, en forme de porte-manteau, d'où son nom : l'amas du Cintre, catalogué sous le label "Collinder 399", ou parfois sous le nom de "amas de Brocchi". Ce groupe d'étoiles n'est pas un véritable amasd'étoiles liées entre elles par la gravitation : ces étoiles sont à des distances bien différentes les unes des autres mais les hasards de la perspective dessinent dans le ciel cette curieuse figure géométrique

Photo Clémence Dreux - ASCT astronomie (boujou ma petite Clem ... çà va bien ?)


Le Petit Renard

Toujours à l'intérieur du triangle de l'été, juste au-dessus de la Flèche et de Collinder 399, on trouve la constellation du Petit Renard. Cette constellation est au premier abord tout à fait inintéressante puisqu'on n'y trouve en fait qu'une seule étoile assez brillante : Anser.

Mais, attention : une star du ciel de l'été se cache dans cette contellation anodine. Il s'agit de Messier 27, l'une des plus belles nébuleuses planétaires. Les astronomes anglophones la surnomment Dumbell à cause de sa forme ressemblant à celle d'un battant de cloche. D'autres la décrivent en forme de haltères. Les astronomes farceurs préfèrent l'appeler "nébuleuse du trognon de pomme". Personnellement, nous avons un faible pour cette dernière appellation ...................

Photo Pedro Ré, tirée du CD-Rom astrothèque 2000

Cette belle nébuleuse est déjà visible aux jumelles comme une petite étoile floue. Une lunette astronomique de 60 mm de diamètre vous montrera aisément sa forme en sablier. Et au-delà, avec des télescopes plus puissants, vous prendrez votre pied. En particulier, à partir de 200 mm de diamètre, vous verrez facilement, en son centre, l'étoile naine blanche qui a donné naissance à cette nébuleuse au moment de son explosion. Le mécanisme de naissance de M27 est exactement le même que celui de la nébuleuse annulaire de la Lyre

Photo en couleurs de la nébuleuse Dumbbell - Photo Société Astronomique du Havre

Le Dauphin

Redescendons maintenant la Voie Lactée, en dessous de la Flêche, et à l'Est de l'Aigle, formant le bord Sud du triangle de l'été, la constellation du Dauphin est aisément identifiable. Ses 4 étoiles les plus brillantes dessinent un losange connu sous le nom folklorique de "Cercueil de Job". Y avait d'la joie chez les astronomes du temps jadis ...

L'étoile Gamma du Dauphin est une cible de choix pour les possesseurs d'une petite lunette astronomique : cette étoile, située à une centaine d'années-lumière, est en fait une très belle étoile double, dont l'une des composantes est jaune et l'autre bleu-vert.


L'Ecu

Inventée en 1690 par l'astronome Hévélius, cette constellation située en dessous de celle de l'Aigle, rend hommage au roi de Pologne, Sobieski, qui avait vaillament combattu l'invasion des Turcs en 1683 et les avait arrêtés devant la ville de Vienne.

Situé en plein milieu de la Voie Lactée, le dessin de cette constellation se perd facilement dans la myriade d'étoiles de notre galaxie. Cette constellation contient un "must" incontournable de toutes les randonnées astro de l'été : l'Amas du Canard Sauvage, également connu sous le nom M11. Déjà visible aux jumelles comme une petite tache floue, il faut un télescope de 114 mm de diamètre au moins, muni d'un oculaire grossissant 100 fois, pour voir les étoiles composant cet amas. Et dans un télescope de plus de 200 mm, vous découvrirez dans cet amas un poudroiement infini d'étoiles qui, effectivement, avec une bonne louche d'imagination, dessine la silhouette d'un canard sauvage en plein vol

Montage Ph Ledoux - ASCT astronomie

Dans un télescope professionnel, comme celui de l'observatoire d'Australie, le spectacle donné par M11 est absolument magique :

Un deuxième amas d'étoiles, moins spectaculaire et réservé aux amateurs possesseurs de télescopes, existe également dans la constellation de l'Ecu de Sobieski : découvert par Le Gentil en 1749, Charles Messier l'intégra à son catalogue sous le numéro M26. Cet amas de 90 étoiles est situé à 5040 années-lumière

M26 - Photo Pedro Ré, tirée du CD-Rom astrothèque 2000


Le Sagittaire

Descendons encore un peu plus vers l'horizon Sud, juste en-dessous de l'Ecu de Sobieski, afin de plonger en plein coeur de la Voie Lactée : c'est dans la direction de la constellation du Sagittaire que se trouve le centre de notre galaxie. D'où l'extraordinaire richesse de cette constellation en nébuleuses et en amas d'étoiles (Charles Messier y a répertorié 15 objets dans son fameux catalogue !!!). Malheureusement, en Normandie, cette constellation est toujours bas située sur l'horizon et les brumes de chaleur qui traînent toujours durant l'été gênent parfois l'observation du Sagittaire. Mais si vous allez en vacances dans la moitié Sud de la France, vous allez vous goinfrer de beautés !

Dans l'Antiquité vivaient en Grèce des créatures fantastiques, mi-hommes et mi-chevaux, appelées Centaures. Le plus célèbre de ces Centaure fut Chiron, auxquel beaucoup de rois confiaient l'éducation de leurs enfants tant Chiron était habile, que ce soit pour les choses de la guerre ou pour celles de l'esprit. Chiron était immortel. Mais une vilaine blessure le faisait tellement souffrir qu'il supplia Jupiter de mettre un terme à sa vie. Jupiter accepta la demande de Chiron et décida de lui offrir en compensation une place parmi les constellations : Chiron choisit lui-même de se représenter en train de tirer à l'arc, discipline où il brillait particulièrement

Mais en fait de Centaure, la constellation du Sagittaire ressemble plutôt à une théière, comme le montre bien le premier schéma de ce chapitre. Commençons maintenant notre balade au coeur de la Voie Lactée. Accrochez vos jumelles autour du cou et hop, en fusée !

Au-dessus du bec verseur de la théière, vos jumelles vous montreront une tache floue allongée, entourant quelques petites étoiles : il s'agit de la belle nébuleuse de la Lagune, répertoriée dans le catalogue de Charles Messier sous le label M8. On ne sait pas très bien qui a découvert en premier la nébuleuse de la Lagune : John Flamsteed en 1680 ? Le Gentil en 1747 ?

La nébuleuse M8 vue dans un télescope - Photo Pedro Ré, tirée du CD-Rom astrothèque 2000

M8 est une gigantesque bulle d'hydrogène et d'hélium, située à 4500 années-lumière de la Terre, et qui abrite de jeunes étoiles en pleine formation. Ces étoiles, bien visibles aux jumelles et au télescope, sont âgées, à tout casser, de 2 000 000 d'années. Si vous disposez d'un télescope ou d'une lunette astronomique, ne loupez pas ce spectacle !

Vos jumelles devraient vous montrer dans le même champ, juste au-dessus de la nébuleuse de la Lagune un autre petit nuage rond et flou : la nébuleuse Trifide, M20

Les nébuleuses M8 et M20 -Photo Ph Ledoux- ASCT astronomie

La nébuleuse Trifide est une splendide nébuleuse située, elle aussi, à 4500 années-lumière mais elle nécessite un télescope pour être pleinement appréciée.

La nébuleuse M20 - Photo Pedro Ré, tirée du CD-Rom astrothèque 2000

Comme M8, la nébuleuse Trifide est éclairée par les reflets des jeunes étoiles chaudes qu'elle contient, lesquelles lui confèrent de somptueuses couleurs qui ne peuvent se voir qu'au moyen d'une longue pose photographique

La nébuleuse Trifide M20 - photo JP Bousquet

Si vous continuez votre balade dans le Sagittaire, vos jumelles vous révèleront une nouvelle tache floue au-dessus de la nébuleuse Trifide : il s'agit cette fois d'un amas de 40 étoiles, appelé M21, et situé à 4040 années-lumière de nous

Poursuivez votre lente remontée de la Voie Lactée, en direction de l'Ecu de Sobieski, et vous distinguerez successivement, de bas en haut, 4 petits nuages flous et pâles : M25, M18, M17 et M16

M25 est un amas d'environ 80 étoiles, âgé de 89 millions d'années. M18 est également un amas d'étoiles, mais beaucoup plus pauvre, puisqu'il ne contient qu'une vingtaine d'étoiles âgées de 31 millions d'années.

M17 est une magnifique nébuleuse, également appelée nébuleuse Omega, déjà visible aux jumelles comme une petite tache blanchâtre allongée. Mais c'est dans un télescope de 200 mm qu'elle devient vraiment spectaculaire, avec ses nuées brillantes en forme de "L" et les nuages de poussières plus sombres qu'elle contient. Autre curiosité de cette nébuleuse distante de 5700 années-lumière : c'est une source importante d'émissions de rayons radio

La nébuleuse M17 - Photo Pedro Ré, tirée du CD-Rom astrothèque 2000

Enfin, juste avant de retomber sur la constellation de l'Ecu de Sobieski, une dernière tache floue est décelable aux jumelles : la nébuleuse M16, la nébuleuse de l'Aigle (attention : rien à voir avec la constellation du même nom. D'aileurs, dans la terminologie officielle de l'Union Astronomique Internationale, cette nébuleuse fait partie de la constellation de la Queue du Serpent). Mais sa proximité avec le Sagittaire nous a fait préférer cette présentation, plus logique pour l'astro-randonneur. Celui-ci, avec ses jumelles, verra surtout l'amas d'une vingtaine d'étoiles que renferme cette nébuleuse. Pour distinguer le cocon de gaz qui entoure ces étoiles, il faut un télescope d'au moins 200 mm de diamètre.

La nébuleuse M16 - Photo Pedro Ré, tirée du CD-Rom astrothèque 2000

Nous finirons notre balade dans le Sagittaire en allant jeter un coup d'oeil sur un objet plus facile à repérer : l'amas globulaire M22. Il vous suffit de pointer vos jumelles sur l'étoile Kaus Borealis, constituant le sommet du couvercle de la théière, puis de décaler vos jumelles un peu à gauche et vous distinguerez alors une petite tache floue bien ronde : M22. Parfois, lorsque le ciel est bien transparent, on arrive même à le voir àl'oeil nu. C'est l'un des amas globulaires les plus proches de la Terre (9600 années-lumière).

Au télescope, le spectacle est vaut le détour : là, dans un mouchoir de poche de 50 années-lumière de diamètre, se trouvent rassemblées 75 000 étoiles étincelant de mille feux. Avec l'amas globulaire M13 de la constellation d'Hercule, cet amas est l'un des plus beaux du ciel de l'hémisphère Nord

L'amas globulaire M22 - Photo Pedro Ré, tirée du CD-Rom astrothèque 2000

Si vous êtes d'humeur plus vicieuse, vous pouvez essayer aussi de braquer votre télescope sur M28, un autre amas globulaire situé juste au-dessus de Kaus Borealis. Mais attention, cette observation est beaucoup plus délicate : il n'est pas visible à l'oeil nu car il est infiniment plus éloigné, 18900 années-lumière. Il a la particularité de contenir un pulsar, c'est à dire un cadavre d'étoile qui tourne à toute vitesse sur lui-même, à raison de 327 tours en une seule seconde.

Enfin, deux nébuleuses obscures sont visibles à la périphérie de la constellation du Sagittaire, à droite et au-dessus du bec verseur de la théière : la nébuleuse de la pipe et celle du serpent (une pipe au-dessus d'un bec verseur, on ne se refuse rien ...)

Photo Ph Ledoux ASCT astronomie

Des cieux plus cléments que ceux de Normandie, autorisent une pose photographique plus longue qui permet de mieux voir ces nébuleuses, également appelées Barnard 72

Photo JP Bousquet

Avant de quitter le Sagittaire et le coeur de notre galaxie, la Voie Lactée, nous ne résisterons pas au plaisir de récapituler les principaux amas d'étoiles et nébuleuses que nous venons d'admirer grâce à cette extraordinaire photographie panoramique réussie par Philippe Durville

Retour aux dures réalités de la pollution lumineuse et de la faible hauteur de la constellation du Sagittaire au-dessus de l'horizon : en Normandie, avec des jumelles, vous devriez plutôt voir quelque chose qui ressemblera à la photo ci-dessous. Amusez-vous à y retrouver les nébuleuses et les amas d'étoiles décrits précédemment

Admirez la pollution lumineuse du Havre, à gauche, le passage à droite d'un des nombreux avions qui zèbrent la nuit ... et la nébuleuse de la Lagune au centre de l'image - Photo Ph Ledoux ASCT astronomie


Le Scorpion

L'été, juste à droite de la constellation du Sagittaire, et aussi basse sur l'horizon que cette dernière, vous trouverez la constellation du Scorpion. Au sein du Scorpion, vous reconnaîtrez sans peine la brillante étoile Antarès, à sa luminosité rougeâtre : il s'agit en effet d'une étoile super-géante rouge, en fin de vie, dont la taille atteint 700 fois celle de notre Soleil. Cette étoile est arrivée au dernier stade de sa vie, et à tout moment, elle pourrait exploser en une Supernova. Mais rien à craindre pour nous : Antarès est distante de 700 années-lumière ... Une autre étoile est également à surveiller de près : l'étoile Delta du Scorpion qui, pour une raison encore inconnue, augmente petit à petit de luminosité depuis plusieurs mois, au point de devenir la deuxième étoile la plus brillante de la constellation, après Antarès.

Orion était un excellent chasseur mais aussi un sacré frimeur. Un jour, lassée de l'entendre se vanter de son invincibilité face à tous les animaux de la Terre, la déesse Junon décida d'envoyer un animal minuscule afin de le punir : un scorpion. La bestiole piqua Orion au talon, lequel en mourut vite fait, bien fait. Désespérée, la déesse de la chasse, Diane, demanda à Jupiter de placer le bel Orion dans le ciel. Vexée, Junon exigea qu'il en soit fait de même pour son scorpion. Afin d'avoir la paix, Jupiter donna satisfaction aux deux déesses mais, pour éviter toute bagarre, il plaça chaque constellation à un bout du ciel afin qu'elles ne se rencontrent jamais : Orion au milieu du ciel de l'hiver et le Scorpion au milieu du ciel de l'été.

La constellation du Scorpion héberge plusieurs curiosités visibles aux jumelles, lorsque le ciel n'est pas trop voilé ni par la brume qui encombre souvent l'horizon de Fécamp en été, ni par la pollution lumineuse des villes.

Entre le Scorpion et le bec verseur de la théière du Sagittaire, 2 taches floues situées au ras de l'horizon, devraient vous apparaître, si le ciel n'est pas trop pollué : les amas d'étoiles M6 et M7, également connus respectivement sous les noms d'amas du Papillon et d'amas de Ptolémée, du nom de l'astronome du IIème siècle après JC qui le découvrit. Les 80 étoiles de l'amas de Ptolémée sont très proches de la Terre : 780 années-lumière. L'amas du Papillon est beaucoup plus éloigné : 1950 années-lumière. Au télescope, avec un bon ciel transparent, l'observation de ces deux amas est possible à condition de ne pas employer de grossissement supérieur à 50 fois.

Les amas d'étoiles M6 et M7 - Photos Pedro Ré, tirée du CD-Rom astrothèque 2000

Un autre gros amas d'étoiles est également visible dans le Scorpion : il s'agit cette fois d'un amas globulaire, appelé M4, et situé juste à côté d'Antarès : aux jumelles, il prend l'aspect d'une petite tache floue. Mais il faut au minimum un télescope de 114 mm de diamètre pour détailler les étoiles qui compose cet amas globulaire, le plus proche de tous les amas globulaires, puisqu'il n'est situé qu'à 6800 années-lumière de la Terre. Son centre est peu dense et est barré du Nord au Sud par une ligne de 8 étoiles visibles dans un télescope de 200 mm.

Un deuxième amas globulaire est repérable dans le Scorpion : l'amas M80, à peu près à mi-chemin entre l'étoile Al Niyat et l'étoile Nu Scorpii. Beaucoup moins lumineux que le précédent, vous aurez besoin d'un ciel irréprochable pour le voir avec votre télescope

L'amas d'étoiles M4 - Photo Pedro Ré, tirée du CD-Rom astrothèque 2000

Enfin, les heureux possesseurs d'un bon ciel et d'un bon appareil photographique pouront espérer fixer sur la pellicule les délicats nuages de poussières et de gaz qui nimbent Antarès et Rhô :

Mais la faible hauteur de la constellation du Scorpion en Normandie devrait singulièrement vous compliquer la tache et l'observation de ces différents objets célestes reste un véritable défi pour l'astronome amateur fécampois. Si vous allez en vacances dans le Sud de la France, la constellation du Scorpion sera beaucoup plus haute sur l'horizon et vos conditions d'observation en seront grandement améliorées. Bonne chasse, donc !


Le Serpent

Au-dessus des constellations du Sagittaire et du Scorpion, quelques petites étoiles dessinent la constellation du Serpent. Cette constellation peu brillante a la particularité d'être coupée en deux par la constellation d'Ophiuchus. Comme si le repérage des constellations n'était pas déjà assez difficile comme çà !!!

Pour nous passer les nerfs devant tant de cruauté astronomique, laissons tomber la queue du Serpent, et intéressons-nous à sa tête car elle contient un magnifique amas globulaire, M5, dont les étoiles sont parmi les plus faciles à distinguer avec un petit télescope de 114 mm de diamètre

L'amas globulaire M5 - Photo Pedro Ré, tirée du CD-Rom astrothèque 2000


Ophiuchus

Appelée également le Serpentaire, cette constellation représente Esculape et son serpent.

Esculape était devenu le plus grand médecin de toute l'Antiquité depuis qu'il avait trouvé le secret d'une herbe qui ramenait les morts à la vie. Esculape avait fait cette fabuleuse découverte en observant un serpent vivant amener dans sa gueule un brin de cette herbe magique à un autre serpent qui venait de mourir. Sitôt le brin d'herbe déposée dans sa gueule, le deuxième serpent ressuscita.

Devant le succès d'Esculape, le dieu des enfers, Pluton, alla piquer une grosse crise de nerfs chez Jupiter, au motif qu'il n'y avait plus âme qui vive en enfer à cause d'Esculape et de son herbe qui ressuscitait tous les morts. Pour le punir d'avoir voulu apporter ainsi l'immortalité aux hommes, Jupiter foudroya Esculape mais il lui fit une place parmi les étoiles, en compagnie de son serpent.

Formée d'étoiles peu brillantes, Ophiuchus n'est pas très facile à voir. Elle se trouve coïncée entre les constellations de l'Aigle à l'Est, d'Hercule au Nord, du Bouvier à l'Ouest, et du Sagittaire au Sud

Ophiuchus est un repaire d'amas globulaires : le catalogue de Charles Messier en recense 5, appelés M9, M10, M12, M14 et M19. Cette situation n'est pas totalement surprenante lorsqu'on sait que les amas globulaires sont des amas d'étoiles en orbite de part et d'autre du bulbe central des galaxies.

Montage Ph Ledoux ASCT astronomie

Or, Ophiuchus se trouve juste -dessus de la constellation du Sagittaire, dans laquelle se trouve le centre de notre galaxie, la Voie Lactée. Ophiuchus recouvre par conséquent une zone de l'espace située au dessus du bulbe de notre Voie Lactée : une région truffée d'amas globulaires

Montage Ph Ledoux - ASCT astronomie

Bien évidemment, l'observation des étoiles composant ces amas globulaires nécessite un télescope de plus de 150 mm de diamètre, bien que leur repérage soit possible avec une paire jumelles où ils prendront l'aspect de petites taches floues et rondes. Si vous échouez dans votre chasse aux amas globulaires, allez vous consoler avec 70 Ophiuchi, jolie étoile double située à 16.5 années-lumière de la Terre, et découverte en 1779 par l'astronome William Herschel

M9 est l'un des amas globulaires les plus proches du bulbe central de notre galaxie dont il n'est séparé que de 7 000 années-lumière. Mais il se balade quand même à 26 000 années-lumière de la Terre.

M10 est un peu plus proche, 22 000 années-lumière, et est aisément repérable aux jumelles en plein dans le centre d'Ophiuchus. Situé juste à côté de lui dans la constellation d'Ophiuchus, M12 est beaucoup plus proche de nous : 17 300 années-lumière

Même remarque pour M14, qui détient le pompon de la distance : 70 000 années-lumière. Infiniment moins lumineux que ses compères, il faut un télescope de 200 mm de diamètre pour commencer à distinguer ses étoiles

Enfin, M19 est probablement l'amas globulaire le plus proche du centre de notre galaxie (4000 années-lumière). Il a la particularité d'avoir une forme ovale, ce qui est assez original pour un amas globulaire. Cet aspect ovale est visible avec un modeste télescope de 114 mm de diamètre grossissant 100 fois

L'amas globulaire M19 - Photo Pedro Ré - CD rom Astrothèque 2000


Voilà voilà voilà, ici s'achève notre grande virée dans la Voie Lactée. Pour vous faire baver un peu, admirez ci-dessous cette somptueuse photographie panoramique de notre Voie Lactée et essayez d'y repérer les principales nébuleuses que nous vous avons fait visiter aujourd'hui. North America et la Lagune y sont en effet bien reconnaissables. Pour les autres, c'est un peu plus coton ...

Mais nous avons encore plus époustouflant comme photo ... Vous allez en rester comme deux ronds de flan ! Nous vous en laissons la surprise ...


La Grande Ourse

Mais il n'y a pas que la Voie Lactée que l'on puisse admirer durant les courtes nuits d'été. Si vous portez vos regards en direction du Nord-Ouest, aux alentours du 15 juillet, vers minuit, vous retrouverez sans peine l'une des plus grandes et des plus faciles à identifier parmi les constellations : la Grande Ourse.

 

Elle a la forme d'une grande casserole et elle contient au moins 7 brillantes étoiles. Dubhe est l'étoile la plus brillante de la Grande Ourse et elle est située à 142 années- lumière de la Terre. Dubhe est en fait une étoile double.

D'un autre côté, Mizar et Alcor, situées dans la poignée de la casserole, sont des étoiles assez complexes. Les anciens astronomes arabes se servaient de ces deux étoiles pour tester leur acuité visuelle : de bons yeux parviennent à nettement distinguer Alcor et Mizar. Si vous avez une mauvaise vue, vous ne verrez que Mizar. Dans un télescope, on se rend compte qu'il existe une troisième petite étoile, qui forme un couple de Soleils avec Alcor. Ce sont des étoiles binaires situées à 80 années-lumière de nous.

Alcor et Mizar à l'oeil nu, puis dans l'oculaire d'un télescope

On retrouve également dans la Grande Ourse plusieurs galaxies importantes, répertoriées dans le catalogue élaboré au XVIIème siècle par Charles Messier : M51, M101, M106, M108, M109; mais il faut un bon télescope et un ciel bien pur, dénué de pollution lumineuse, pour bien les voir. Même remarque pour la nébuleuse du Hibou M97. Et comme en été, le soir, la Grande Ourse est en train de se coucher lorsque la nuit tombe, il y a peu de chances que vous parveniez à les observer de façon satisfaisante. Si le coeur vous en dit, tentez votre chance, en vous aidant de la carte ci-dessous ...

.



La Petite Ourse

La Petite Ourse possède une forme ressemblant à celle de la Grande Ourse mais en plus petit.

Sa principale étoile est celle que l'on appelle l'Etoile Polaire (Polaris). Celle-ci se trouve à moins d'un degré du pôle nord céleste et est en fait une étoile géante située à 470 années-lumière de la Terre. En plus d'être une étoile géante, l'Etoile Polaire est également une étoile variable dont la brillance varie selon une période de 32 jours.

Pour retrouver l'étoile polaire, il vous suffit de partir de la Grande Ourse et de prolonger 5 fois la distance séparant les étoiles Dubhe et Merak, qui forment le côté droit de la casserole.



 

Céphée

Revenons au triangle d'été et à l'étoile Deneb, de la constellation du Cygne : si vous tournez vos yeux à l'Est du Cygne, vous une petite constellation, qui n'est pas très visible, dont la forme fait penser à un dessin d'enfant représentant une petite maison avec un toit. Il s'agit de la constellation de Céphée.

Dans Céphée, on peut remarquer 5 étoiles de moyenne brillance. Cette constellation comprend également plusieurs étoiles variables ou doubles ainsi que des amas d'étoiles. L'étoile variable la plus connue est l'étoile Delta, qui a donné le nom de céphéides à toute une classe très particulière d'étoiles variables dont la luminosité varie avec une régularité de métronome. Delta voit ainsi sa luminosité passer de la magnitude 3.5 à la magnitude 4.4 en très exactement 5 jours 8 heures et 50 minutes.

Céphée

Pour en savoir plus sur les 30 000 étoiles variables qui clignotent au-dessus de votre tête, vous pouvez consulter le dossier que vous a concocté le club d'astronomie de Toussaint.

 


 

Cassiopée

Si le 15 juillet, vers minuit, vous regardez en dessous de Céphée, vous retrouverez sans peine le grand W que dessine la constellation de Cassiopée dans le ciel. Il est à noter que c'est dans Cassiopée que l'astronome danois Tycho Brahé observa en 1572 une supernova, une étoile qui venait d'exploser.

Cassiopée

L'étoile Iota Cassiopée est un système formé de 3 étoiles situé à 180 années-lumière de la Terre. Dans une petite lunette de 75 mm de diamètre, on voit bien l'étoile principale, de couleur jaune, et ses deux petits compagnons, de couleur bleue.

Située en plein dans la Voie Lactée, Cassiopée est littéralement truffée d'amas ouverts d'étoiles. Nous vous en avons sélectionné 4 particulièrement sympas à observer

L'un des plus rigolos à observer avec un petit télescope est l'amas d'étoiles E.T. (NGC457 pour les astronomes). Deux gros yeux globuleux, un corps difforme et les bras étendus, le plus long dirigé vers la droite avec tout au bout le doigt du gentil petit extra-terrestre qui voulait rentrer chez lui ...

L'amas E.T. - Photo Pedro Ré - CD rom Astrothèque 2000

Le repérage de ce spectaculaire amas d'étoiles, découvert par Herschel, est très simple : l'oeil le plus brillant de E.T. est formé par l'étoile Phi de la constellation de Cassiopée. Mais Phi Cassiopée ne fait partie de l'amas que par un simple effet de perspective : cette étoile géante rouge n'est située qu'à 2300 années-lumière alors que les 80 étoiles de l'amas E.T. sont beaucoup plus lointaines, à 9300 années-lumière environ.

Un autre bel amas d'étoiles est l'amas M52. Des jumelles ne vous montreront qu'une tache floue. De même, une lunette astronomique d'initiation ne vous montrera que 3 ou 4 étoiles. Par contre, un télescope d'entrée de gamme, de 114 mm de diamètre, monté avec un faible grossissement, vous montrera un spectacle magnifique : des dizaines d'étoiles regroupées au sein de cet amas de 15 années-lumière de diamètre.

M52 - Photo Pedro Ré - CD rom Astrothèque 2000

NGC7789 vaut aussi le déplacement : banale petite tache floue toute ronde aux jumelles, un télescope de 114 mm avec un grossissement x 90 vous dévoilera un tapis d'étoiles se détachant sur le fond noir du ciel. Si vous avez l'occasion de rendre visite au club d'astronomie de Toussaint, demandez à ses animateurs de vous braquer l'un de leurs télescopes de 200 mm sur cet amas d'étoiles : vous allez en rester babas ! NGC7789 est l'un des amas ouverts les plus denses que l'on connaisse, puisqu'il contient plus d'un millier d'étoiles réunies dans une sphère de 50 années-lumière, le tout étant perché à 6000 années-lumière au-dessus de votre tête !

NGC7789 - Photo Pedro Ré - CD rom Astrothèque 2000

Un petit dernier avant de reprendre la route ? M103 ! Simple tache floue aux jumelles, un petit télescope vous montrera une bonne vingtaine d'étoiles disposées en triangle :

M103 - Photo Pedro Ré - CD rom Astrothèque 2000


Persée

 

En dessous de Cassiopée, si vous avez la patience d'attendre minuit et demi, vous pourrez assister au lever de Persée, du Grand Carré de Pégase et d'Andromède. Ces deux dernières constellations ont déjà été visitées dans notre topo consacré aux constellations de l'automne. N'hésitez à vous y reporter pour plus de détails. Andromède est célèbre pour abriter la Grande Galaxie M31.

La galaxie M31 - Photo Ch Ferruel - ASCT astronomie

Quant à la constellation de Persée, elle mérite que vous terminiez avec elle cette longue soirée estivale d'observation .

L'une de ses étoiles, Algol, a la particularité d'être une "étoile binaire à éclipses" : en clair, il s'agit de 2 soleils en orbite l'un autour de l'autre, dont le plus gros, Algol, voit son éclat diminuer brutalement tous les 3 jours, lorsque le petit compagnon obscur passe devant l'étoile principale. Il s'agit là de l'une des étoiles variables les plus faciles à observer. Vous trouverez dans nos éphémérides du mois les dates où Algol passera à son minimum d'éclat. Vous pouvez également consulter notre petit dossier sur les étoiles variables pour en savoir un peu plus.

L'étoile principale de Persée (l'étoile alpha des astronomes) se nomme quant à elle Mirfak : c'est une étoile super-géante distante de 470 années-lumière.

Un petit bijou est caché dans la constellation de Persée : un amas double d'étoiles. Si la nuit est claire, on le distingue facilement à l'oeil nu, comme une tache floue et ronde située à mi-chemin entre le Nord de la constellation de Persée, et la constellation de Cassiopée. Avec une modeste paire de jumelles, le spectacle est déjà sympa :

Le double amas de Persée dans une paire de jumelles

Dans un télescope, à faible grossissement x 25, le spectacle devient carrément somptueux, des dizaines d'étoiles se regroupant dans cet amas double. Ici, un grand nuage d'hydrogène s'est effondré sur lui-même, en se scindant en 2 parties, pour donner naissance à ces deux amas riches de 400 et 300 étoiles, et situés à 7400 années-lumière de la Terre

Le double amas de Persée au télescope

On trouve également dans Persée un autre amas ouvert d'étoiles, appelé Messier 34, qui est facilement repérable aux jumelles si vous avez la patience d'attendre qu'il soit suffisamment haut au-dessus de l'horizon cette nuit : cet amas d'une soixantaine d'étoiles est situé à 1450 années-lumière de la Terre et est âgé d'environ 150 millions d'années

M34 - Photo Pedro Ré - CD rom Astrothèque 2000


La saison du club d'astronomie de Toussaint se termine avec cette longue balade dans le ciel de l'été. Rendez-vous à la rentrée prochaine et d'ici là, faites de belles randonnées dans le ciel. Comme celle que fait Jean-Pierre Bousquet dans la Voie Lactée, pour notre plus grand plaisir :

Si vous ne parvenez pas à identifier les nébuleuses présentes sur ce cliché, reprenez tout le topo d'aujourd'hui depuis le début ...


 

Pour admirer de somptueuses photographies des constellations, allez donc jeter un coup d'oeil sur le site Internet de Philippe Durville, vous allez en rester comme deux ronds de flans ... Celui de Jean Pierre Bousquet mérite aussi le détour. En anglais, le site d'Axel Mellinger consacré à ses photos panoramiques interactives de la Voie lactée est I-N-C-O-N-T-O-U-R-N-A-B-L-E

Les enseignants et les animateurs de club peuvent également télécharger sur le site Internet d'Yves Lhoumeau, maniaque binoculaire bien connu dans le milieu des astronomes amateurs, un fichier et un manuel complets afin de réaliser eux-mêmes des diapositives des constellations du ciel (cliquez sur "diaporama à fabriquer").

Si vous disposez d'un télescope et que vous souhaitez disposer d'une aide complète et en même temps facile à utiliser pour un débutant, nous vous recommandons chaudement le CD-Rom Astrothèque 2000 : un atlas du ciel comprenant 220 objets détaillés comme nulle part ailleurs avec les cartes, les photos, les explications et les dessins indispensables pour les repérer, des éphémérides interactives vous permettant de tout savoir sur ce qui se déroulera au cours de la nuit, un atlas lunaire, une banque de plus d'un millier de photos et dessins d'astronomes amateurs commentés, des cartes du ciel, fiches et maquettes prêtes à être imprimées, un pilotage dans le système solaire en 3D : bref, une vraie petite merveille que nous utilisons très régulièrement à Toussaint pour préparer nos soirées d'observation du ciel. Pour plus de renseignements, cliquez sur l'image ci-dessous


Saison précédente : le printemps

Sommaire

Les rendez-vous du mois du club d'astronomie de Toussaint -

Les spectacles célestes du mois